... À côté de ces circonstances mentales existe un autre facteur, beaucoup moins visible ; je n'ai pris conscience que tardivement de son rôle et ne le crois pas moins essentiel : un certain état de la vision du monde extérieur.
QUESTION : Pouvez-vous préciser ?
RÉPONSE : C'est difficile. Si j'essaye de préciser la nature de cette vision, ce que je puis dire est que j'étais dans un monde essentiellement dynamique. Un monde arc-bouté, tendu, jaillissant, surabondant, faisant craquer tous ses corsages, un monde en marche aussi, lancé sur la pente d'un présent intense. Ce qui l'avait fait apparaître, c'était la lecture des poèmes de Rimbaud. L'uni-vers avait commencé à « travailler » une ou deux années auparavant ; la plante était déjà née, Rimbaud a brusquement amené un printemps, tout en conférant à la plante un visage bien défini.
— Stephen Jourdain, La vie à l'endroit.
QUESTION : Pouvez-vous préciser ?
RÉPONSE : C'est difficile. Si j'essaye de préciser la nature de cette vision, ce que je puis dire est que j'étais dans un monde essentiellement dynamique. Un monde arc-bouté, tendu, jaillissant, surabondant, faisant craquer tous ses corsages, un monde en marche aussi, lancé sur la pente d'un présent intense. Ce qui l'avait fait apparaître, c'était la lecture des poèmes de Rimbaud. L'uni-vers avait commencé à « travailler » une ou deux années auparavant ; la plante était déjà née, Rimbaud a brusquement amené un printemps, tout en conférant à la plante un visage bien défini.
— Stephen Jourdain, La vie à l'endroit.

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